Je reprendrais bien un petit anxiolytique (on the rock)

Hier je suis allée récupérer mon produit de contraste pour l’IRM cérébrale de mercredi. Parce que ces derniers temps je n’avais pas été assez irradiée et placée dans un tunnel étroit avec en bruit de fond de la techno expérimentale. Ca me manquait.

Je vais dans ma petite pharmacie, et je tombe sur la pharmacienne qui commence à connaître ma trombine avec tous les traitements que je dois aller chercher pour que mon corps ne parte pas plus en miettes. Elle s’est notamment décarcassé pour trouver ce fichu spéculum et cathéter à ballonnet pour l’hystérosalpingographie. Elle me regarde avec un grand sourire « alors ça en est où ? Ca a marché ? »
Décontenancée je lui ai répondu que oui mon nouveau traitement pour l’épilepsie marchait bien. Esquive, j’ai bien vu qu’elle louchait sur mon ventre. Tu crois franchement que j’annoncerais une grossesse avant la fin du premier trimestre ?!?! Et puis c’est bien connu, l’HSG ca fait tomber enceinte hein !

Ca m’a fichu un coup. Mais c’est là que j’ai pensé à vous les Pmettes et Pmecs, les vrais héros du quotidien.
On parle souvent des pauvres parents épuisés, le tunnel de 17h à 20h etc. Bouhouhou la vie c’est dur, on a eu ce qu’on souhaitait et maintenant on se rend compte qu’élever un être humain ca prends du temps, que parfois c’est dur et fatiguant, que parfois le quotidien nous met à genoux et à bout de forces. Mais on voit chaque jour le fruit de nos efforts.

Mais les couples en PMA eux doivent se lancer dans ce parcours, remonter une pente très abrupte après les échecs, passer des nuits au sommeil haché en se posant mille questions, jongler avec des rdv dont on ne peut pas parler pour se protéger, subir les effets secondaires des traitements et les questions intrusives, tout ça pour un espoir. Tout ça en sachant que ce parcours du combattant ne débouchera pas forcément sur l’atteinte du but tant recherché. Ce sont eux les vrais héros du quotidien. Subir de telles questions au bout d’années d’attente doit faire l’effet d’un coup de poignard bien plus fort que la petite pique que j’ai ressenti.

Quand le soir mon viking me redit encore qu’il n’y croit plus, que je passe ma journée la fenêtre ouverte à cause des bouffées de chaleur, que mes tests d’ovulations pourraient se fondre dans les pistes à Chamonix tellement ils sont blancs à J20, ca pique, vraiment. Mais rien comparé à vous les héros.

6 réflexions sur “Je reprendrais bien un petit anxiolytique (on the rock)

      1. En même temps si on veut pas être fatiguée et qu’on veut le calme absolu on fait pas d’enfants et la on peut se faire des soirées pépère et des grasses mat

        J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s