La traversée du désert (ou non mais c’est une blague ?)

Hier matin je suis allée dans le même labo comme l’avait demandé expressement Hope. J’ai attendu patiemment mon tour pendant que tous les séniors du coin s’étaient donnés rendez-vous pour papoter dans la file d’attente (et râler car il y’avait trop de monde).

Une dame d’un âge certain certain âge s’est levée à l’appel de mon nom. « Vous savez j’ai une carte de priorité pour les transports ». La suite, c’est mon manque de charité. J’ai quand même pris ma place lui expliquant que je devais aller au travail juste après et ne pouvais me permettre d’être encore plus en retard (surtout que mamie était en train de patienter confortablement dans un fauteuil). Et ma pouffiasserie va plus loin,  j’ai été très satisfaite quand depuis l’autre salle de prélèvement j’ai pu voir que ses analyses nécessitaient des coups de fil à droite et à gauche qui allaient prendre 20 plombes.

C’était ma piqueuse de la première prise de sang positive. Je lui ai parlé exactement des mêmes choses que lors de cette prise de sang là. Je portais les mêmes vêtements. Superstition à fond les ballons.

Et j’ai nerveusement attendu toute la demi journée qui me séparait du résultat. Le boulot n’avait qu’un seul objectif: m’occuper l’esprit. Et comme il y’avait trop peu de travail à mon goût j’ai été regarder fouiller quelques sites sur les bêtas HCG.

Et vers 14h20, toujours rien. Je deviens folle. Je me dis qu’ils m’ont oublié. J’ai déjà actualisé la page du labo 20 fois.

14h40. J’entends mon portable vibrer, un mail. Ils m’envoient toujours un mail mais je dois voir le sms me prévenant que mes résultats sont disponibles sinon ca porte la poisse. J’attends le sms quelques minutes plus tard. Mon coeur bat trop vite, pire qu’en séance de sport. Je tape mes codes d’accès que je connais par coeur (pitoyable la fille) et je vois le résultat.

En 4 jours je suis passée de 762 à 5069. Je respire, enfin. Une victoire. J’ai dépassé le taux de ma dernière FC. Psychologiquement ca fait du bien. Mais je sais encore que rien n’est gagné.

J’attends l’appel de Hope. « Votre taux est parfait. Je vais décaler votre rendez-vous du 30 mars ». Chouette, j’ai enfin décroché le graal, une écho. Je regarde ce que j’ai prévu la semaine suivante pleine d’espoir.

« Je vous propose le 23 mars à 11h ». Décéption, enfer et damnation. Si loin ? Je serai à 8 SA+2.

« Je dois faire quand ma prochaine prise de sang ? »

« Ah non ! Pas de prise de sang »

QUOI ?! Je dois rester un mois sans avoir aucune nouvelle de ma grossesse alors que je peux faire une FC à tout instant ?!?!?! IMPOSSIBLE !
Et si l’utrodégeu empêchait l’embryon issu de mes ovaires pourraves de s’évacuer alors qu’il était déjà mort ? Et si je gardais cet embryon mort des semaines ?

Le viking lui pense que c’est très bien de laisser faire la nature.

Moi je pense à faire une infidélité à Hope et à faire une prise de sang en cachette un beau matin vers le 10 mars, histoire de ne pas tomber trop de haut à l’écho.

Traversée du désert or not ? I am bien perdue …

 

Coup de gueule: Reportage infrarouge « Et si on faisait un bébé ? »

Je plante tout de suite le décor, je n’ai pas la télé chez moi. C’est donc un miracle que j’ai entendu parler du dernier documentaire de Nils Tavernier « Et si on faisait un bébé ? ».

Le lien pour voir le repartage est  ici

J’ai déjà regardé avec attention et bonheur les documentaires de Nils Tavernier notamment sur la grossesse ou l’univers de la gémellité. Mais la, grosse déception et énervement en cette jolie soirée de week-end.

Le reportage a pour but de se plonger dans le désir d’enfant, ce qui le motive, comment il s’exprime etc. On y parle donc de PMA, ou quand le désir d’enfant pousse les couples à se remettre à la science.

On passe de bons moments avec des couples nous racontant le moment où ils ont souhaité arrêter la contraception, ou quand le test de grossesse s’est avéré positif. Un peu mielleux et souvent des lieux communs mais bon, soit c’est le début on pose le décor. On se dit même que ca sera cool car il y’aura aussi des couples homo hommes et femmes dans le reportage.

Mais la intervient une gentille dame qui nous dit qu’après un an d’essai c’est quand elle a arrêté d’y penser que ca a pris. « Comme quoi on dit que c’est dans la tête mais c’est vrai ».
On nous montre un bel exemple de Gertrude et on nous dit que c’est la réalité. Bon, soit, ca peut etre juste un point de vue énervant au possible, mais on ne peut pas censurer tout ce que disent les gens, parfois ils disent des conneries. C’est au journaliste de rétablir les faits.

Et puis la, plan suivant, une psy: « il existe des infertilités organiques mais la plupart sont d’ordre psychologique, rapport avec la mère avec la femme blabla ».
Ginette nous apprend donc :
1) c’est bien connu les femmes sont les uniques concernées par l’infertilité, tous les hommes ont des spermatos de compétition
2) c’est dans ta tête suffit de partir en vacances et de soigner ton obsession.

Et les bilans incomplets de fertilité qui te font passer en infertilité inexpliquée alors que oh moi je sais pas, tu as de l’endométriose que personne n’a détecté ? Et, je parle d’expérience, c’était dans ta tête certes, mais dans ton hypophyse ? Et si ton mec est, comme de plus en plus de mecs, merci les perturbateurs endocriniens, a les zozos qui ressemblent au duc de la tronche en biais ?

Je vous passe les remarques subtiles sur l’acharnement que constitue bien entendu la PMA. Le DPI qui semble être une partie de plaisir et présent dans tous les hôpitaux.

Deuxième temps du reportage qui m’a choqué, toujours cette superbe psy de mes deux ovaires, on s’interroge sur le développement de ces enfants conçus pas comme les autres. On a pas pris assez le temps de réfléchir sur les séquelles de ce mode de fabrication fait pour faire plaisir aux parents dans leur droit à l’enfant ? Tout juste une phrase sur l’amour que porte ces parents, qui se sont engagés dans ce parcours par égoïsme pur on le rappelle.

Bref, j’avais besoin de partager ce coup de gueule, ou comment un reportage peut passer à côté du sujet pour rester dans les lieux communs.

La peur toujours au ventre

Conformément aux instruction de Hope j’ai fais ma pris de sang hier au petit matin.

En boucle dans ma tête: tu sais c’est à partir de 4 000 que le taux a commencé à déconner la dernière fois, donc même si c’est bon tu n’es pas sortie du bois. Et puis c’est ta 4e grossesse quand même, rappelles toi, une seule a marché … Lalala, j’entends pas, j’entends pas.

C’est fou ce qu’on est superstitieuse. D’habitude quand j’ai de bons résultats, je suis au travail. Et la je suis en congés, donc il faut que je sorte de la maison. Et je suis allée au supermarché, parce que c’est le shopping des gens fauchés en fin de mois. Ben oui, le spermogramme et les analyses en tout genre de ce mois-ci faut bien les payer (sans compter les tickets de parking, l’essence pour aller à 2h de chez nous dans la capitale, les dépassements d’honoraires de Hope). La prise en charge de qualité malheureusement dans notre pays ca se paie … Non non, promis je ne me lance pas dans une analyse de notre système de santé à deux vitesses.

Bref, trêve de suspense: dans ma voiture sur le parking j’apprends les résultats: 762 !
Bon ca a bien doublé en deux jours. Mais rien n’est encore gagné.

Et j’attends fébrilement l’appel de Hope pour savoir à quelle sauce je serai mangée. Je regarde mon portable toutes les deux minutes, je mets la sonnerie au max.

Rien de toute l’après-midi. Bizarre le secrétariat de Hope m’a toujours recontactée en temps et en heures. J’appelle donc ce matin à la première heure.

Le cauchemar de toute PMette en phase d’attente psychotage: mon téléphone n’a pas pris l’appel et ma messagerie a déconné. Je n’ai donc pas eu le message hier soir. O rage, o désespoir, o téléphoné ennemi !

On continue l’utro dégeu et l’aspirine nourrisson. Prochaine prise de sang Bhcg lundi. Et ce matin prise de sang pour la TSH (qui elle ne s’envole pas svp merci).

En attendant, j’ai toujours la peur au ventre. Je me refuse à y croire avant l’échographie T1, le graal.

 

La peur au ventre

Le cycle dernier j’ai été voir Dr Hope. Le plan était simple: arrêter de suite les injections, et lancer les examens en début de cycle. J’ai obtempéré parce que voyons les choses en face, quand on s’en remet à Hope on sait qu’on est pas parti pour faire du tourisme. On sait qu’on va à l’essentiel, qu’on ne perd pas de temps.

Douleurs dans le bas ventre inhabituelles, sens gonflés, vers J14 je suis étonnée de ces symptomes et je décide de faire un test d’ovulation qui s’avère positif.

Ca c’était le résumé de la situation.

J’ai toujours un vague espoir d’un test positif, on ne se refait pas. Alors à 11 dpo, le lendemain de l’arrêt du dudu prescrit par Hope, je réfléchis intensément. Le mieux c’est de faire le test à 14 dpo, soit mardi. Mais ma belle mère est la ce week end, qu’est ce que ca serait bien de le faire dimanche au petit matin, de la prendre à part dans la journée et de lui faire part de mon bonheur d’un joli « enceinte » affiché sur le test. Ouai j’aime bien rêver des fois. Et mon côté Pmette réaliste me dit « fais le maintenant comme ça tu verras « pas enceinte » sur le test et J1 se pointera plus vite ».

A 5h du matin, après avoir passé une mauvaise nuit la nuit à en rêver, je fais ce test alors que le viking dort encore profondément.
ENCEINTE.

La joie est de courte durée. Je repense à la FC de décembre, aux risques dont Hope m’a parlé. Je pense traitements, je pense « merde est-ce que j’ai encore de l’utrodégeu ? ». Je pense que je ne suis pas encore montée dans le train. J’ai juste le pied sur le marchepied et que c’est fichtrement glissant.

Le cabinet de Hope est divin comme d’habitude. Elle m’envoie les ordonnances pour les prises de sang. La secrétaire me dit qu’elle me rappellera quand elle aura les résultats de la prise de sang. Et elle le fera, à 17h15.

296 à 14 dpo. Le taux est bon selon elle. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce taux similaire quand j’étais enceinte des garçons.
Elle me demande de refaire une prise de sang jeudi. Elle me prescrit de l’aspegic nourrisson et de l’utrodégeu, deux fois par jour. Les protèges slips super U la remercient pour ce coup de boost à leurs ventes.

Que le temps est long. Je devais être en vacances jeudi mais je décidé d’aller bosser. Rester toute la journée à attendre le résultat chez moi toute seule … Non …. je veux être au bureau et m’occuper l’esprit. Je ne veux pas m’effondrer toute seule, je veux être au contact de deux de mes collègues adorées si je me prends une claque dans la tronche.

Suite au prochain épisode. La peur au ventre toujours.

 

 

Momone devient une star du rire

Simone, jeune infertile Tataouïnaise, surprise de constater que l’infertilité n’est pas davantage abordée dans le champ public a pris la décision de devenir une star pour donner davantage de visibilité à ce phénomène qui touche 1 couple sur 6 en âge de procréer. Entretien exclusif. Bonjour Simone, comment t’appelles-tu ? Simone, mais je réponds aussi au […]

via Le Gorafi en PMA #10 – Pour donner davantage de notoriété à la cause qu’elle soutient, elle décide de devenir une star — Simone attend le train

Tunnel, DPO et sexisme ordinaire

Le temps s’écoule et s’égrenne doucement. C’est bien calme au travail, trop calme pour m’occupe l’esprit efficacement. Alors je déguste l’intégrale du blog des ICSI PARI. Le jour ou je serai à court de blog PMA à dévorer je ne sais pas comment je vais occuper mes pauses journalières … Reprendre une vie normale et aller surfer comme tout le monde sur facebook ou une agence de voyage ?

Je n’ai eu que 5 piqouzes dans le gars du bide et pourtant mon ovulation a eu le bon goût de se pointer à J14. Fait inédit pour moi habituée aux ovulations pourries entre J25 et J30. Même qu’elle s’est bien faite remarquer. Pesenteur dans le bas ventre, impression que tout est aussi serré et compacté à l’intérieur que mes jeans après une semaine chez ma belle-mère (vous ai-je dis que chez ma belle mère c’est apéritif-entrée et pas de la salade, plat bien gras, fromage et dessert et fruit).Alors je dégaine les vieux TO comme à l’époque où je me disais que de toute façon il suffisait de bien cibler la période d’ovulation pour avoir un bébé, hein … Et je fonce vers mon viking: ca te dit d’essayer de faire un bébé ?

Alors comme une innocente idiote j’espère quand même. Je gobe mon duphaston officiellement pour faire venir mes règles, officieusement pour préparer un nid douillet à mon futur embryon qui va venir et qui va faire que je n’aurai pas à passer tous ces examens. Bref je suis dans le tunnel des DPO, le temps passe, monotone comme les murs d’un tunnel, sans aucun indice du monde extérieur qui m’attends, je ne verai le jour que pour me prendre un gradn rayon de soleil ou une dose de pluie.
Le verdict sera rude mardi prochain … 14 DPO, je me prépare à l’attente qui suivra certainement les IAC qui nous attendent au coin du bois.


Au travail toujours. Je vous avais déjà parlé de l’ambiance qui fleure bon le sexisme de grand papa. Je précise je travaille dans le social au sens large. Nos thématiques sont très vastes et nous travaillons aussi bien sur les fraudes aux allocations que sur la prostitution.

Nous profitons de notre pause midi pour aller en ville avec une collègues. Oui nous autres provinciales nous retournons dans nos huttes le soir et profitons donc de la civilisation pendant nos heures de pause méridienne. Votre grand chef nous croise en ville. Il nous dit bonjour.
Nous nous revoyons quelques heures plus tard. Et là il croit bon de lancer avec un air entendu de gros beauf: « je les ai vu en ville tout à l’heure, habillées en mini jupes (alors que nous étions bien emtoufflées pour résiter au froid), ca dit que ca travaille sur la prostitution mais je ne sais pas ce que ca fait hein ..« .

Même pas le temps de répliquer qu’il est déjà parti avec son acolyte masculin en rigolant, sourire satisfait au bec.
M’assimiler à ce que lui dans son langage et sa vision de choses est une insulte (les réseaux, la misère tout ça, il occulte bien vite) me ravit au plus haut point.

Je me rappelle aussi de la remarque de son acolyte lors de l’annonce de ma première grossesse, certes inattendue mais néamoins heureuse: « les préservatifs ca existe« .
Je me rappelle de ces discussions sur les violences faites aux femmes et où il trouve que c’est de bon esprit de dire qu’elles l’ont bien cherché de toute façon mouhahaha.

Je vous passe les feignasses jetées aux collègues qui enceintes on du s’arrêter pour se préserver, les surnoms qu’ils donnent à toutes les femmes de la structure entre eux, entre mecs, bien sur.

Alors que faire ? Répliquer ? J’ai y pensé bien sur, mais exit mes privilèges de congés systématiquement accordés quand il s’agit de PMA. En plus de leur sexismes ils n’aiment pas que les petites gens ose leur tenir tête, mais alors, pas du tout du tout.
En parler aux syndicats ? Ils ont déjà répondu par un plus grand des silence lors de mon précédent mail.

Alors je fais fonctionner ma petite tête, je réfléchis. J’essaie surtout de ne pas me résigner.

 

 

 

Question idiote, réponse: un cycle de gagné

J’en avais parlé au moment du débrief du RDV de Dr Hope. Je pensais devoir attendre le fin de ce cycle puis laisser passer un cycle de repos pour refaire mes tests.

Et puis j’ai eu cette question bête en tête. Après tout je n’ai fais que 5 jours de stims, avec seulement la plus petite dose, et si je pouvais gagner du temps et épargner des nuits blanches en pensant à toutes les maladies qu’elle m’a cité et lancer les examens sur le cycle prochain. Question idiote que j’ai bien sur oublié de poser lorsqu’elle m’a demandé si j’en avais justement des questions. Mon viking lui butait encore sur spermogramme et sur la BA (branlette administrative, terme que j’ai honteusement piqué à une blogueuse mais me souviens plus qui, donc désolé pour le repompage outrancier) qui l’attendait.

Et donc cette question me vient bien sur un vendredi soir à 17h, what else. Donc ni une ni deux je ferme la porte de mon bureau, la Pmette ne ressort que lorsque Lananoutte chef de service est tapie dans l’ombre, je suis batman.

Ouf la secrétaire me répond. Elle a du mal à comprendre mon histoire surtout que je parle à 200 à l’heure, de peur que mon chef ne se pointe au milieu d’une phrase parlant de piquouze, je suis une junkie.

Elle me met en attente, parle certainement à Hope, et ALLELUIA ! Je peux prendre dudu et commencer les examens au cycle prochain !

Et là, je me sens plus. Les bonnes nouvelles y’en a si peu en ce moment que je prends. A peine arrivée, je prends le papier de Hope et j’appelle tous les confrères compétents.C’est donc parti pour 10 jours de dudu à partir de mardi. Et lundi je peux lancer les analyses ne nécessitant pas d’être à jour particulier du cycle, mais qui peuvent donner des indications sur mes hormones en général.

Mon viking a rendez vous pour son spermo et plus si affinités le 18 février. Le jour où ses parents débarquent à la maison. Il veut prétexter une prise de sang spécifique et une analyse de salive. Je me vois déjà lui demander à son retour s’il a bien rempli tous les flacons jusqu’à ras bord et si c’était pas trop dur de cracher en public.

Je suis vilaine et pas très fine. Mais merde, un jour il s’est (gentiment) fichu de moi avec les pieds dans les étriers et le spéculum en écartèlement, retour de karma.

Le debrief après Dr Hope

Avant de commencer cet article: merci à la blogo pour ces précieux conseils et pour les coordonnées de Dr Hope. Un vrai Sherlock Holmes de la PMA.

 

Précédemment dans ma vie: sortie du cabinet du Dr Hope. Je ne sais même plus dans quelle rue je dois m’engoufrer pour retourner à la voiture. Je suis perdue, dans tous les sens du terme.

Je suis perdue car selon gygy Globulle je n’avais presque rien. Juste un manque d’hormones qui sera comblé avec les piqures adéquates. Problème simple, solution simple.
Et la, en une demi heure Dr Hope ouvre la boite de Pandore et démelle la belle pelote du dit petit problème, pleins de petites choses que gygy Globulle avait à peine regardé ou vite éliminé: hypothyroidie, poids bien sur, et la source de tout ça: problème hypophysaire.
Je m’en doutais quand même un petit peu beaucoup et c’est pour ça que je suis allée voir Dr Hope à la base. Mais j’avais ce secret petit espoir insidieux où elle me disait que tout était parfait que ce n’était rien et qu’il fallait juste continuer la stimulation.

Perdue, donc je cherche ma boussole et je me tourne vers mon viking. Il me dit qu’il lui semble que Dr Hope est bien plus sérieuse que gygy Globulle et qu’on va peut être enfin trouver ce qui cloche. Il est malgré tout inquiet pour ma santé et pense que la recherche de cette maladie endocrinologique doit passer en priorité.

Ma petite voix intérieure me hurle que la priorité c’est de tomber enceinte la tout de suite. Mais ma raison me dit calmement dans tout ce brouhaha que sans trouver les problèmes de santé, je pourrais ovuler du feu de dieu ce n’est pas pour ça que j’aurai un bébé.

Je maudis mon empressement d’avoir commencé la stim de gygy Globulle. Maintenant je perds ce cycle + le cycle suivant qui sera un cycle de pause. Erreur de débutante. Je me promets de ne plus la refaire. En bonne Pmette je dois apprendre l’attente, la patience, compter les semaines jusqu’au deadlines à venir.
Je pensais maudir Dr Hope et repartir en courant vers gygy Globulle si elle évoquait mon poids comme un problème, si elle refusait de me stimuler la tout de suite immédiatement. Et maintenant je sais qu’elle a raison, que mon poids n’est qu’un symptôme de ce fichu dérègelement hormonal. Qu’il va bien falloir le débusquer et que me gaver d’hormones dans le vide ne va servir à rien.

J’en veux à mon corps de ne pas fonctionner correctement. J’ai envie de pleurer mais je sais que ce parcours sera bien long et que j’aurai encore bien des larmes à verser.

Il nous faut donc un bilan plus complet à faire à J3 pour moi et un spermo et plus si affinité pour mon viking. La Dr Hope me dirige vers sa confrère Dr Super Endocrino. Reste plus qu’à calculer le J1 du cycle +2.

J’ai pris mon petit calpin et mon calendrier. En prenant duphaston pendant 10 jours à chaque J15 de mes deux prochains cycles, et en se basant sur une venue de J1 sous 4-5 jours après l’arrêt du dudu, je devrais en avoir fini avec cette pause vers le 20 mars (si DNLP ne passe pas par là …). Je n’aurai pas ovulé d’ici là, j’ovule bien après J15, mais les mots de Dr Hope à propos des FC assurées n’ont passé l’envie d’un gertrudage.
Je prends rdv avec Dr Endo pour le 31 mars à 10h.

C’est aussi à cette période là que nous devrions avoir les résultats des analyses de spermiologie du viking (Hope nous a dit de compter un mois et il a pris rdv le samedi 18 février ne pouvant y aller en semaine).

Alors commence l’attente.