Entre hormones et chirurgie, cette fois-ci ce sera beaucoup plus dur (2e partie)

Nous en étions donc restés sur le fait surprenant qu’une obèse épileptique, migraineuse avec aura sévère, Hashimoto, avec une insuffisance hypophysaire et une ménopause précoce ne faisait pas rêver les centres PMA de France et de Navarre.

Avant mes multiples RDV, j’ai donc mis la première fois les pieds à Eylau pour une prise de sang. Et puis j’ai été voir la fameuse Dr F. aux accents méditerranéens pour réaliser l’écho à J3. A peine a t elle mis en place sa sonde qu’elle m’a dit avec sa voix joyeuse (et ça rassure) « ah il y’a un problème, de par mon expérience je pense qu’il va falloir opérer. Ne vous inquiétez pas, rien de grave ». Tout ce que j’ai vu c’est une bande noire en plein milieu de mon utérus. Un sourire façon Joker de l’univers Batman (DC Comics en fait, mais bref c’est pas le sujet). Une interminable attente pour le compte rendu plus tard j’apprends que ma cicatrice de césarienne est ouverte sur un peu plus d’un cm et qu’il ne reste que 0.6 mm de paroi. Ca porte le joli nom d’isthmocèle. En gros, mon utérus peut rompre à tout moment.

Et puis parce que c’est cadeau, un petit peu d’endométriose. Merci, je savais pas quoi faire sinon. Et vous en voulez encore: une petite dose d’opk avec 35 follicules sur chaque ovaires. Mais pas de LH augmentée. En fait, aucun signe sur les prises de sang sauf une légère inversion LH/FSH.

Moi qui ait une peur bleue des opérations et surtout de l’anesthésie générale je suis en pleine décomposition. Et je ne suis pas tellement en joie à l’idée de perdre l’organe irremplaçable à notre projet et de me vider de mon sang à tout moment.

Parce que les emmerdes ca vole toujours en escadrille, une des grands-mères de chéri est décédée brutalement juste après. Donc petit pause. J’ai donc pour la première fois eu l’occasion de voir de mes propres yeux les rites funéraires catholiques. Choc culturel. Bref, fin de la parenthèse.

Et puis on va résumer rapidement mes rdv hospitaliers/privés. A retenir, les deux endocrinos que j’ai vu à la lecture de mes résultats d’examens m’ont posé comme première question « vous avez pas été anorexique et boulimique ? » « Oui docteur, comment vous le savez ? » « C’est évident, ca a complètement déréglé votre hypophyse. Non non plus rien à faire maintenant, j’en suis désolée ».

  • Je suis allée voir le Dr A. près de mon boulot: pour lui stim ok à partir de mai. Mais on doit d’abord voir le problème de l’isthmocele. Donc avis au Kremelin Bicetre qui selon lui est spécialisé la dedans: on fait une hystérosonographie (jeudi) et on passe mon cas en staff pour voir si on opère ou non. Si opération ce sera dans un mois, puis hystéroscopie de contrôle un mois et demi après l’opération. Début des hostilités en juin je pense.
  • Avis Cochin: suivi par une endocrino pour l’ensemble de mes pathologies. Orientation aussi vers des stimulations rapides mais bon incertitudes sur le fait d’imposer une perte de poids ou non. Avis du chirurgien: après hystéroscopie et IRM je le revois demain. Je pense aussi qu’on se dirige vers une opération. Incertitudes sur le passage de mon dossier en fait, même après l’opération.
  • Avis Pitié Salpétrière: spécialisés dan la PMA des femmes obèses. Une batterie d’examens dont une hystérosalpingographie. Après rdv le médecin (très doux pourtant) a refusé de la pratiquer car avec tout le sang que j’ai dans l’utérus le produit de contraste formerait un gloubiboulga informe et on ne verrait rien. Il ne voit pas bien non plus bien l’intérêt d’une hystérosonographie étant donné tout le sang que j’ai dans l’utérus. La gynéco du centre PMA doit aussi demander un avis chirurgical. Ensuite le dossier passe en commission pour la stimulation.

 

Et hier cerise sur la gâteau. Je me promène dans le rues de Paris, je vais à mon IRM. Encore 10 minutes de marche. Et là je sens du liquide couler entre mes jambes. Beaucoup de liquide. Je regarde au sol. Ca coule à travers mes sous vêtements et mon pantalon. Une douleur perçante au niveau de la cicatrice. Je passe mes mains le long de mes jambes: du sang.

Je cours malgré la douleur. Un WC public. Occupé, une file devant. J’arrive enfin devant la clinique. Mes sous vêtements sont trempés. Mon pantalon aussi. Je ne peux pas m’asseoir sans en mettre partout. Tout remonte, la première fausse couche, l’inondation en plein stage professionnel, la douleur, l’impossibilité de quitter la réunion, la serviette éponge pleine de sang, la baignoire pour ne pas tacher le lit, l’eau rouge, la solitude, la peur, l’évacuation de la poche. La réalisation que j’étais enceinte, la réalisation que je ne l’étais plus.

Je mets une serviette, la seule qui me reste. J’attends l’IRM, je me dis que c’est ce qu’il y’a de mieux à faire. La radiologue est adorable. Elle m’explique la déchirure s’étend maintenant sur 3 cm. D’où le sang, la douleur.Et surprise, j’ai un utérus retro-versé maintenant. Pourtant, il y’a quelques jours j’ai fais une hystérscopie où le médecin avait trouvé plein de sang dans l’utérus et avait déjà tout nettoyé. Et puis le lendemain une écho de contrôle, rebellote l’isthmocele saigne et ca remplit bien la cavité, mais pas de saignements. Le gynéco m’avait alors dit que j’étais comme sous androcur, ce médicament qui inhibe les hormones masculines. Mais je ne suis pas, si je suis opk, j’ai trop d’hormones masculines. Donc comment mon corps peut se comporter comme si elles étaient inhibées ?
Un Sherlock Holmes de l’utérus pour m’aider ?

Je dois revoir le chirurgien de Cochin mercredi, celui du Kremelin Bicetre jeudi. En attendant plus aucun port de charges (pratique ca quand on essaie de vendre sa maison et qu’on ne peut pas faire le ménage), pas trop de marche. Bref, je suis en pause.

Mes parents sont venus pour aider, enfin aider … Faire n’importe quoi, et faire des histoire dès qu’on ne dit que tout ce qu’ils font n’est pas absolument pas parfait. Genre laisser des enfants de 2 ans pendant 20 minutes sans surveillance avec des couteaux. True story.

Ah oui et leur dire que mes années de dépression/anorexie/boulimie/scarification ne leur ont pas fait penser le moins du monde qu’il y avait un problème car pour eux j’étais une adolescente joyeuse, souriante qui respirait le bonheur. Oui oui. True story la aussi. Et ils étaient parfaitement au courant de mes crises de vomissements et de mes cicatrices sur les bras, « petits problèmes d’ado, faut pas en faire tout un plat ».

Je ne cherche pas d’excuses, de culpabilité de leur part. Je voudrais juste qu’ils reconnaissent que tout n’allait pas bien, que leur monde de rêve tenait plus de l’onirique que de la réalité. Je ne veux pas être plainte, je veux juste qu’on reconnaisse que j’ai souffert, que ce qui m’arrive est une maladie pas le fruit de mes décisions. J’en ai besoin pour avancer.

Si on rajoute le petit cabot nerveux à l’égo démesuré qui me sert de chef qui s’oppose à la mutation alors qu’il sait que ce poste ne convient pas et que je ne conviens pas à ce poste, je vous dit pas mon état. Je prête la forme !

 

 

Publicités

Entre hormones et chirurgie, cette fois-ci ce sera beaucoup plus dur (1ere partie)

Je n’ai pas chômé sur le plan PMA/Gynéco depuis le début d’année. Je voulais vraiment savoir où j’en étais et connaître la suite des opérations. J’ai besoin de savoir comment je me projette, faire un planning de la suite, anticiper les « bonnes surprises » que réservent le parcours PMA.

Hope est overbookée. Pas de rendez vous avant mars. Pas grave, de toute manière je devais voir le Dr J. avant. Son acolyte endocrinologue a annulé notre rdv de janvier pour le repousser aux calanques grecques. Littéralement. Son secrétariat m’a appelé la veille pour me dire que le rdv était annulé et m’a proposé de décaler notre rdv en soirée. Impossible pour moi (rapport au projet immobilier dont je parlerais dans l’article suivant). Et pas de possibilité de décaler car son agenda est plein, faudra attendre (des plombes) ma petite dame  … Arehum … C’est pas un peu se foutre de la gueule du monde un peu cavalier comme façon de faire ?

Un peu refroidie, mais déterminée, je me dis qu’il vaut mieux attendre sagement plutôt que de jouer la carte du harcèlement. Et de toute façon ce que je croyais être mon retour de couches n’en était pas un d’après ma sage femme. Donc bilan à J3 qui dit bien que c’est le grand binz dans mes hormones, mais pas à quel point. Toujours pas d’œstrogènes, ni de progestérone, ni de LH. Par contre, la FSH, la coquine, est en train de nous la jouer façon Lance Armstrong en pleine accélération dans le mont Ventou. Oui j’ai subi le tour de France pendant les vacances d’été quand j’étais jeune, oui je vais bien sauf quand je vois un mec au jambes de poulet épilées en short moulant les fesses en l’air dans les descentes.

Et puis arrive le rdv avec gygy classique pour faire le point sur mon utérus recousu de partout. Pour lui, examen visuel de la cicatrice et palpation du ventre, check.

Par contre à la lecture de mes prises de sang hormonales il fait trois tours sur sa chaise et manque de s’étrangler dans son pull lacoste tout neuf. « Comment ça vous n’avez pas de traitement hormonal substitutif de la ménopause ?!?! Mais avec aussi peu d’œstrogènes et la FSH que vous avez, vous n’imaginez pas les risques pour votre corps !! C’est l’ostéoporose et les fractures qui vous guettent !  Et l’atrophie des organes génitaux ! ».
J’en prends aussi pour mon grade: et votre suivi gynéco classique ? Il suffit pas d’aller voir un gynéco quand on est enceinte hein. Un généraliste c’est pas un gynéco pour les femmes qui sont pathologiques. Pour le suivi gynéco chez une sage femme c’est mort aussi.

J’ai toujours fait jeune avec mon visage de bébé joufflu et je me grimais pour faire plus âgée. Mon corps a compris le message et en a fait son interprétation. Ironie.

Compte tenu de notre projet PMA il m’oriente sur 3 pistes différentes. Il me dit que vu les bilans je n’ai, pas de temps à perdre (ah bon ?! Savait pas !). Prescription de duphaston pour déclencher les règles (si ca marche), bilan à J3 dosages hormonaux + échographie.

Et trois adresses pour régler l’ensemble de mes problèmes, démarrer les démarches en parallèle avec les 3 car vu mon dossier, je risque de me faire refouler en commission et que je risque de perdre de précieux mois: un gynéco privé (situé à 300m de mon nouveau boulot, le hasard fait bien les choses), Cochin et la Pitié Salpétrière, qui apparemment son spécialisés dans les personnes qui déraillent de toutes les glandes avec des soucis hormonaux.

Hope et son équipes sont d’une efficacité redoutable, c’est prouvé et reconnu. Mais si je n’arrive pas à obtenir un RDV ca risque d’être compliqué pour eux d’exercer leur magie. Donc je me laisse convaincre et je prends rdv aux adresses indiquées.

 

EDIT: j’ai eu le fin mot de l’histoire sur le cholestérol et les transaminases au plafond. effet secondaires des traitements anti-épileptiques. Adoption du régime IG bas pour tenter de juguler la prise de poids, plutot de bons résultats en termes de légère perte et de stabilisation.

Pour que cet article ne fasse pas 10 pages, la suite au prochain numéro. On va parler couture et entrailles. Youpi.

 

 

Le retour de couches timide maladif

Bon il s’avère que les petites pertes de sang (même pas de quoi vraiment mouiller une serviette, oui cette info ragoûtante était gratuite) était mon retour de couches.

J’ai donc bien fait la prise de sang à J2 ou J3. Toujours en dessous des normes ou tout pile. Ma LH fait pitié. Pas d’ovulation sur le cycle précédent.

Par contre mon AMH a augmenté. 6,70 au lieu de 5,76. La seule mesure au dessus des normes.

Ma TSH a encore augmenté et atteint 4,10.

Point positif en 10 jours de régime j’ai déjà perdu 2,5 kilos. Pour le moment pas de grosses frustrations. Mais me dire que perdre 40 kilos va me prendre un an me déprime. Un an avant que ce régime ne soit fini. Je crains l’été avec ses barbecues et ses glaces.

J’ai vu que la pitie salpetriere avait un programme spécial pour les femmes obèses en PMA. D’après leur site internet c’est l’endocrinologue copine de Hope qui gère ce service. Et justement je la vois le 12 janvier. Alors je croise les doigts.

J’ai hâte de revoir l’équipe de professionnels de choc pour régler ce problème.

L’incompréhension du cleablue

Ca fait maintenant plus d’une semaine que le test d’ovulation a double hormones clignote m’indiquant une fertilité élevée et une ovulation imminente sous 48h. Le petit plaisantin …

Et ce matin, un beau rond vide. En gros tu passes de potentiellement quelque chose à rien. Joyeux Noël !

Soyons positive, peut être que ça signe un début de retour de couches ? D’ici une petite dizaine de jours si ma phase lutéale est toujours aussi courte. On pourrait enfin faire de vraies analyses et voir l’étendue du problème si J1 débarque.

Côté épilepsie le nouveau traitement a au moins un avantage: il me coupe franchement l’appétit. J’ai réduit drastiquement mes portions. Donc franchement si le poids ne s’améliore pas je crie au scandale.

Clignotant ok, mais quand est ce qu’on passe la seconde ?

Etant donné que je n’ai pas encore revu super gygy, je suis mes cycles de manière artisanale. Avec des bons vieux TO. Et comme on ne lésine pas sur les moyens, j’ai investi dans des clearblue qui détectent deux hormones, œstrogènes et LH.

Même avec mes petits taux pourris aux prises de sang et mes ovulations qui finissaient en fausse couche il arrivait à détecter quelque chose. Deux jours de smiley clignotant pour le pic d’oestrogènes et deux jours de smiley fixe pour le pic de LH.

Et la ca fait 5 jours de smiley clignotant et pas de pic de LH en vue. Mes TO restent désespérément blancs comme neige. Avant cette grossesse il y avait au moins une petite ombre. En même temps je passée d’un petit 1.75 de LH à un pitoyable 0.70 …

Et puis je me sens coupable. J’ai trois enfants, mais je n’arrête pas de repenser à mes fausses couches.  Je ne devrais pas, c’est ridicule. A celle de l’année dernière en pleine période de Noël. A l’expulsion de l’oeuf sur une aire d’autoroute entre Strasbourg et Paris. Au fait que naturellement je n’ai même pas les hormones qui me permettent d’être une femme. A ce corps qui n’a jamais pu accoucher autrement que par chirurgie.

Aux futures fausses couches qui m’attendent encore certainement. Aux saignements bruns intermittents qui ne s’arrêtent pas, à ma douleur vers l’ovaire droit.A ce retour de couches qui ne vient pas. Je cogite, je me demande si ce n’est pas un kyste. Je repense à ma vessie collée à l’utérus et je me demande si le décollement  par le chirurgien n’a pas fait plus de bien que de mal.

Bref, je me monte la tête certainement pour rien. A ce stade je veux juste mon J1 pour faire des analyses. J’ai pris l’ordonnance dans mon sac et je me suis renseignée sur l’ouverture des labos de tous nos lieux de vacances en cette période de Noël. Bref, je recommence à peine que je suis déjà trop impatiente.

 

 

La prise de sang de la loose

Etant donné la fréquence de fou de mes crises d’épilepsie, je me suis faite traînée par mon viking j’ai pris rdv chez mon généraliste. Celui de ma cambrousse à une heure de Paris qui te donne rendez-vous 3 semaines après.

Il faut dire que ma dernière crise était carabinée. Auras visuelles pendant 2 heures, paralysie du côté gauche, perte de la parole cohérente. Bref, un peu panique à bord même pour moi qui suis une habituée. Résultat: pompiers qui me parlent suspicion d’AVC et urgence vitale (gloups …) et accueil à l’hôpital du département. Oui celui qui est plus loin que l’hôpital du département voisin, mais ma petite dame c’est une limite administrative c’est comme ça. Et arrivée à l’hôpital on m’engueule parce que je ne peux pas marcher jusqu’au fauteuil de la salle d’attente lambda et on me pose sur une chaise. « Vous passerez quand ce sera votre tour » avec le petit air agressif alors que tu ne lui as rien dit (rapport à la perte de parole tout ça tout ça). Et puis rien … Pas une prise de sang, une prise de tension, rien.

Au bout de 6h, après une longue discussion avec un schizophrène instable (j’ai reconnu son médicament) qui m’a fait un baisemain en repartant, j’ai appelé mon viking pour qu’il vienne me chercher. Visiblement ce que j’ai n’est pas urgent et peut passer par mon médecin généraliste.

Je vais donc chez le dit médecin sur sa plage sans rdv du samedi. Il parait préoccupé. Je venais aussi pour un début de tendinite et il me dit que de tout façon « on s’en fiche par rapport à l’autre problème ». Scanner, et la fameuse prise de sang.

Et la, la grosse loose. Cholestérol et triglycérides au plafond en entrée accompagnés des ASAT et des ALAT au sommet. Ouai mon foie a bien morflé … à cause de mes habitudes alimentaires pourries depuis quelques mois. Depuis quelques jours mon placard a changé drastiquement et s’est rempli de légumes en tout genres. Tant pis pour le viking et son alimentation beurre-crème-mayo-lardons, et en plus il ne rentre plus dans ses jeans.

En plat de résistance, les hormones. Je n’ai toujours pas eu de retour de couches donc je ne peux pas dire ou j’en suis dans « mon cycle ». En tout cas mes hormones elles sont dans les choux. LH, FSH, progestérone, oestradiol tout est en dessous des normes. Encore … Faut pas chercher d’où vient le Sahara dans mon entrejambe. Et mes tests d’ovulation qui restent désespérément blancs comme neige. En même temps avec 0.70 de LH … Comment tu veux rattraper ça avec un beau pic des familles. La c’est la lutte contre la voiture balais.

Et en dessert une TSH qui n’a jamais aussi haute, alors que je n’ai jamais pris autant de levotyrox. Cadeau de la maison.

 

Et après on me parle de contraception après l’accouchement. La bonne blague. Mon corps s’en charge naturellement t’inquiètes pas cocotte.

Donc, programme des hostilités pour retrouver des cycles:

Super gynéco obstétricien le 4 janvier pour faire le point sur le côté utérus tri-cicatriciel (la super cicatrice du fibrome découverte pendant la césarienne, avec la petite attention, la vessie collée à l’utérus).

Le 8 janvier rdv avec le Dr gynéco PMA de son état pour voir quand on peut reprendre les stimulations et essayer de ne pas avoir le droit à des mois en mode mémépause naturelle.

Le 12 janvier RDV avec l’endocrino recommandée par Hope pour découvrir enfin d’où provient le bordel.

 

Pourquoi si vite ? Parce qu’en lisant vos blogs je ne sais que trop bien qu’il va falloir m’armer de patience et que je m’engage dans un processus long.

Vivement la nouvelle année. Une année avec des réponses, n’en demandons pas trop, ca sera déjà bien.

On repart au combat

Évacuons tout de suite cette question: le petit J est né. La grossesse fut compliquée mais grâce à la réactivité de l’équipe de la maternite nous sommes tous la en bonne santé.

Maintenant on repart au combat. Plus de 8 semaines après encore des saignements, des montées de lait pas possible alors que je n’ai jamais mis bebe au sein. Bien sûr aucun signe d’ovulation. Appel à la collègue endocrinologue de Hope: non ce n’est pas normal. Bon …

Alors on repart au combat pour trouver une vraie solution pour retrouver des cycles normaux. On repart au combat contre cette foutue hypophyse qui n’est pas capable de fonctionner un minimum correctement. Certes la stimulation a marché la dernière fois. Mais le probleme de fond n’est pas réglé.

Et j’en ai marre de manger correctement et de ne voir aucun effet sur la balance

J’en ai marre de planifier les rapports avant telle heure car je sais que je vais souffrir pendant 45 Minutes de cette foutue sécheresse.

Marre d’avoir mal quand je m’assoie toujours à cause d’elle.

Marre de n’avoir aucune hormones et de me sentir mal dans ce corps.

  • Marre d’être dans le train pour un entretien d’embauche (ou comment profiter de son conges maternite pour faire de l’infidélité professionnelle), d’entendre un bebe pleurer et de se retrouver avec le haut trempé

Rdv gygy et endocrinologue calés pour début janvier. Avec des kilos en trop, avec beaucoup de questions. Mais avec une vraie envie de reponse.

(Post grossesse) La galère ne s’arrête jamais de nous faire ramer

Mon état actuel est très facilement définissable: un état d’angoisse permanent. J’ai peur qu’à tout instant je perde ce bébé qui ne devait pas arriver dans mon corps cassé. Je lui trouve mil et une maladie. A commencer par les trisomies.

DPNI passé, résultats négatifs. La dessus je peux souffler. Moi qui croyait que les dpo étaient horribles, je venais de passer un nouveau pallier. La Dame Nature m’avait clairement mis l’eau à la bouche, elle avait approché ce doux et sucré presque sur mes lèvres, et paf elle menaçait de empiffrer devant moi de MON joli diner en rigolant bien grassement.

Et puis il y’a eu l’écho pré morpho à 17 SA. Rien à dire la dessus, bébé à l’air d’aller bien, même si tout doit etre reconfirmé à 22 SA. Un gros bébé vraisemblablement, comme ses frères. Un petit garçon est annoncé, c’est même « très franc ». Mon envie de fille se fait plus discrète, je suis avant tout contente d’être enceinte. Et puis j’ai réussi à convaincre chéri pour un bébé 4, donc il me reste encore une chance.

Et puis, le cauchemar.

Au travail, ce sentiment d’ennui et d’étouffement est accentué par l’annonce du congés maternité. Alors je décide de reprendre des études, partir dans un domaine qui m’attire plus. Me sentir bien plus utile que de pondre des notes politiques au préfet. Tout ça pour faire du politiquement correct au lieu de vraiment prendre des actions fortes et efficaces. Il s’en fout de l’embolisation du système qu’il crée derrière. Bref.

Une consult de suivi habituel. Le col est vraiment court, donc madame, fini le boulot. Vous allez rester chez vous à attendre que le temps passe, à ne plus voir personne.

Et là hier, consultation à la mater. Hypertension. L’impression d’étouffer, que ce corps déjà en morceaux me trahit encore une fois. J’ai l’impression d’avoir voulu forcer DNLP qui me rend la monnaie de ma pièce.

Mon viking ne comprends pas, il pense que je stresse pour tout, que je stresse trop, que je suis invivable.

Mais bordel, JE SUIS LA SEULE RESPONSABLE DE TOUT CA, c’est MON corps qui déconne, mon utérus qui contracte, MES vaisseaux et MON sang qui causent une hypertension. Sil arrive quelque chose à ce bébé en bonne santé ca sera de la faute de mon corps. Ca ne sera pas la faute à pas de chance, parce que ca arrive. Il y aura une cause, et cette cause ca sera ma pomme. Je n’ai jamais pris soin de ce corps, maintenant il me le balance dans la tronche au pire moment.

Alors je n’ai qu’une seule envie manger pour oublier. Et d’autres choses plus noires. Je me dis que je dois revoir ma psy. Mais elle ne répond pas, surement en vacances.

Réflexions post premier tour: et si on arrêtait de traiter les électeurs FN comme des « sans dents » ?

Dimanche j’attendais les résultats comme on attend le lendemain de Noël pour déballer ses cadeaux. Je suis la campagne assiduement, j’avais hâte que le suspense prenne fin. Pour la première fois depuis longtemps ce second tour semblait ouvert avec 4 candidats pouvant potentiellement se lancer dans le sprint final. Je n’imagine pas ne pas voter, je n’ai jamais été abstentioniste pour une élection nationale. Je confosse juste ne pas avoir été voté aux municipales de mon village natal de 3 000 habitants avec une seule liste se présentant aux suffrages, tout ça pour prendre mon train pour me rendre dans mon lointain logement étudiant.

Je n’avais pas non plus d’illusions sur mon candidat fétiche. Il était bien loin des favoris. Je ne jouais pas pour gagner de toute façon, j’ai voté par conviction.

Et puis il y’a eu les résultats à 20h. J’avoue je m’étais spoilée sur le site de la Libre Belgique une demi-heure plus tôt.

Je ne donnerais pas mon avis sur chacun des deux candidats. De toute façon chacun a bien son avis et nous sommes en démocratie, chacun en a le droit.

Ce qui m’a choqué c’est la manière dont on été traités les électeurs du FN (dont je ne fais pas partie je le rappelle au cas ou certains prendraient ce post comme partisan). Aucune considération, aucun respect de leur choix, aucune écoute de leurs revendications. Ils ont simplement « mal voté » ou alors ils n’ont rien compris ces sans dents qui mettent à mal la démocratie.

Si le FN est antidémocratique on l’interdit, s’il ne l’est pas on le traite comme un parti comme les autres et on respecte les 21% de personnes qui ont exprimé leur voix.

Certains appellent à manifester, c’est leur droit. Mais je vois mal pourquoi. Manifester contre la volonté du peuple qui s’est exprimée ? Je ne trouve pas ca très démocratique.

Si on additionne le nombre de voix de Marine Le Pen et Jean Luc Mélanchon on arrive tout de même à 40% de personnes qui souhaitent un changement radical. Je crois dans tous les cas que notre avenir politique sera très mouvementé.

 

Autre point qui a attiré mon attention c’est le grand nombre de personnes qui ayant voté pour tel ou tel candidat déchu après les résultats du premier tour ne veulent pas « se faire avoir » par le front républicain et iront à la pêche dimanche 7 mai. Les absntentionnistes sont autant de voix pour le FN ne nous le cachons pas, ses électeurs à lui sont bien mobilisés et ne manqueront pas de voter dimanche. Si 90% des électeurs FN se déplacent et uniquement 60% des électeurs de Macron, je pense que nous pourrions être surpris du résultat.

Pas la peine ensuite de pousser des grands cris sur Facebook par la suite …

Echographie T1: je vais bien, tout va bien, ou pas

Malgré mes nombreuses échographies, le matin de la T1 je n’étais pas particulièrement tranquille. Toujours cette histoire de clareté nucale en tête. Pourvu qu’elle ne soit pas trop elevée, pourvu que cette écho ne génère pas plus d’angoisse que ce foutu premier trimestre avec l’ombre de la fausse couche qui plane au dessus de moi.

Comme dans la pub, c’est toujours les mêmes geste, toujours. La tenue est indentique jusque dans les chausettes bleues clair so sexy de chez Super U (ouai je donne dans le glamour pour mon gynéco moi). Mon viking m’accompagne bien sur. Sans son soutien et son optimisme je serai déjà en train de pleurer sur mon enfant que j’imagine mort/trisomique/atteint d’une grave malformation incurable. J’ai beaucoup de mal à croire à cette grossesse, pourtant je n’ai pas un long parcours PMA loin de là. Mais les révélations de Hope sur mon état de santé m’ont mis un coup au moral. Je me rapelle de ce moment ou elle m’avait regardé dans les yeux en me disant que j’étais en mauvaise santé et que je devais me soigner. Alors j’ai peur que mon hypothyroidie/migraine/epilepsie/hypophyse de merde ne vienne se joindre à la fête et vienne me rappeller à ma condition. Dans le genre « ahaha tu pensais pouvoir être heureuse hein, et bien brosses toi encore ».

Je ne peux tellement pas gérer mon stress que nous avons décidé de ne pas faire la prise de sang pour le dépistage de la T21. Pour mes jumeaux nous nous étions basés uniquement sur l’échographie et cela m’a semblé beaucoup plus simple et zen. Je me suis pas mal renseignée sur le nombre de test inquiétant débouchant sur des amio inutiles et les chiffres ont fini de me convaincre. Les risques de perdre le foetus suite à une amio semblent être de 4-5% pour les personnes obèses d’après Hope, contre 1/250 pour la trisomie. Notre choix est vite fait.

Nous voilà dans le même centre ou j’ai passé mes échos pour les jumeaux. Pas beaucoup d’attente, c’est parfait. Une nouvelle échographe, la docteur froide.

Elle commence par le pire: la clareté nucale et la LLC. Le verdict tombe: 2 mm pour 61 mm de llc. C’est correct, mais je m’attendais à moins. La médiane est à 1.7, donc je commence à moins m’inquiéter.

Elle me donne comme date de début de grossesse le 5 février. Je suis donc la vierge marie ayant réussi à concevoir un enfant sans rapport sexuel à cette date depuis un semaine. Docteur froide est sure d’elle, moi je suis sure de moi (et très tétue). Cette grossesse date du 7 ou du 8 février, pas possible avant.

Le fémur est court pour 12 Sa +4 mais puisque je vous dis que je suis pas à cette date ! Avec ma date à moi je suis bien dans les moyennes. Son frère avait les mêmes mesures lui aussi donc je ne m’en inquiète pas outre mesure.

Je me suis déjà spoilée chez mon gygy obstérticien la semaine d’avant mais je lui demande le sexe. Elle me dit la même chose que son collègue. Pour moi c’est donc une certitude nous attendons un petit garçon (encore un !). Je voulais une fille de toutes mes forces, mais la PMA m’a fait vouloir un bébé avant tout.

Cette écho me semble bien courte. Docteur froide me sent tendue. Elle me propose de prendre rdv pour une écho pré morphologique à 17 SA. J’accepte sans sourcillier. Je serai en apnée jusque là.